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Historique de Justice alternative du Haut-Richelieu

Dernière mise à jour : 3 nov. 2023





Nés dans les années 70, les plus vieux des organismes de justice alternative ont été mis sur pied dans la perspective d'intervenir d'une manière originale auprès des jeunes aux prises avec la justice. Ces OJA ont su développer un modèle d'intervention où les jeunes ayant commis certains délits n'auraient pas à se présenter devant le tribunal. À la base même de ce projet figurait le principe : qu'il est important d'impliquer la communauté dans l'intervention auprès des jeunes et dans la gestion des situations soulevant des problèmes. La démarche retenue alors consistait à demander à ces jeunes de participer à des travaux communautaires, l'objectif étant pour eux de réparer les torts que leurs comportements avaient pu entraîner. Les initiateurs de ce mouvement avançaient l'idée qu'il est inutile d'avoir recours à l’appareil judiciaire afin de régler certains comportements qui ne nécessitent qu'une intervention sociale. Leur démarche visait également à jeter les bases d'une intervention qui élimine l'aspect stigmatisant que peut représenter un contact avec l'appareil judiciaire. Issus d'un projet original s'appuyant sur les forces de la communauté, ces organismes ont entrepris une démarche qui a ensuite été « validée » par l'État. Le mouvement a ensuite fait boule de neige, devenant progressivement un interlocuteur privilégié du ministère de la Santé et des Services sociaux.


C’est d’ailleurs en 1981 que la Table de concertation jeunesse de Saint-Jean décide d’amorcer un programme de travaux communautaires voués au traitement et à la prévention de la délinquance juvénile. Une expérimentation auprès de 8 jeunes et 12 organismes permet de constater les possibilités de fonctionnement d’un tel programme.

Travaux communautaires du Haut-Richelieu voit le jour en janvier 1983 et M. Jean Thouin devient l'intervenant principal.




En 1984, il y a entrée en vigueur de la Loi sur les jeunes contrevenants (LJC). Cette loi vient modifier l’âge minimal de la responsabilité criminelle de 7 ans à 12 ans. De plus, la LJC vient ajouter la notion que les adolescents ont des besoins spéciaux compte tenu de leur degré de développement et de maturité. Cette loi introduit la possibilité d’employer des mesures de rechange (travaux communautaires) plutôt que d’utiliser des procédures judiciaires. Travaux communautaires du Haut-Richelieu embauche cette année-là Mme Jeannette Richer à titre de secrétaire, elle quitte l'organisme après 20 ans de service.



En 1985, nous emménageons au 39, rue Saint-Jacques dans un local mieux adaptés aux besoins de l'organisme.


En 1986, mise en place de rencontre de groupe sur le vol à l’étalage. C'est aussi l'embauche de M. Michel Lemaire, qui deviendra par la suite directeur.



En 1987, établissement d'une concertation entre les organismes orienteurs de la Montérégie, la Table provinciale des organismes orienteurs voit le jour avec 35 organismes membres dont Travaux communautaires du H-R.


Pour l'exercice 1989-1990, nous avons reçu 186 jeunes. On étudie un nouveau programme: les ateliers pour l’amélioration des aptitudes sociales, il s'agit d'une mesure principalement éducative reliée aux besoins particuliers du jeune. Le regroupement des organismes orienteurs (ROOQ) voit le jour le 4 novembre 1989.


En 1990,implication active de Travaux communautaires du Haut-Richelieu au sein du conseil d'administration du ROOQ.


En 1993, l'organisme fête ses 10 ans sous la présidence de Mme Monique Martin (qui siège au Conseil d'administration depuis la fondation de l'organisme). Réembauche de M. Michel Lemaire après six ans d'absence.



En 1994, départ du directeur M. Jean Thouin après 10 ans pour un nouveau défi. M. Lemaire et Mme Richer dirigeront conjointement l'organisme. C'est l'arrivée des Régies régionales.

En 1995, c’est le début de la prévention en milieu scolaire, il s’agit d’information et de sensibilisation des jeunes sur la Loi sur les jeunes contrevenants.


En 1996, nous avons reçu 273 jeunes pour 389 mesures. Nous mettons en œuvre de la mesure de conciliation avec les victimes.




En 1997, nous aménageons nos locaux au 209 Richelieu (plus vaste et plus fonctionnel) après 12 ans sur la rue Saint-Jacques. Année record, nous avons eu 313 jeunes pour 442 mesures.


En 1998, nous sommes mandatés par le Directeur provinciale (DPJ) pour créer la voie rapide vers la réparation. Déjà 15 ans d'existence pour Travaux communautaire du Haut-Richelieu, sous la présidence de M. Gérard Ménard qui siège sur le Conseil d'administration depuis 1989.









Les années 2000 font place au développement de nouveaux projets dont la mise en place du programme de prévention et de promotion de la Santé publique « À toute jeunesse » qui nous mandate pour implanter le programme de médiation dans les écoles « Vers le Pacifique ».




C’est aussi la toute 1re signature de l’entente-cadre avec l’Association des Centres jeunesse et le Regroupement des organismes de justice alternative du Québec. Ce document partage les responsabilités de chacun dans l’application du programme de mesures de rechange. La place des personnes victimes est priorisée et nous privilégions les mesures de réparation envers celle-ci.



Par la suite en 2003, la nouvelle loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) arrive avec plusieurs changements. Travaux communautaires du Haut-Richelieu devient alors Justice alternative du Haut-Richelieu (JAHR). Nous adoptons aussi notre nouveau logo, dans le but d'actualiser notre image corporative.




En 2004, une nouvelle mesure prévue à la LSJPA s’ajoute, il s’agit du renvoi par un policier. Nos intervenants obtiennent leur accréditations en médiation pénale. C'est aussi le départ de Mme Jeannette Richer pour une retraite bien méritée.


En 2005, c’est le début du projet DÉGRAF avec la collaboration de Rue Principales et la maison des jeunes Le Dôme et s’ensuit une entente avec la ville de Saint-Jean en partenariat avec le service de police.




En 2008, une instance de médiation citoyenne est mise en place dans avec l’appui de nombreux partenaires. Ce sont des bénévoles qui agissent à titre de médiateur.



En 2009, implantation du projet Passerelle.


En 2010, nous avons maintenant un colocataire. L'organisme Partage du Haut-Richelieu maintenant Actions Dépendances nous ayant reçu pendant nos rénovations décide de partager nos locaux.


Début également d'un projet-pilote (Co-Vélo) et en collaboration avec plusieurs partenaires. L'objectif est d'offrir la location de vélos. Les jeunes de JAHR s'occupait de l'entretien des vélos.


Fin 2011, nous quittons le Regroupement des organismes de justice alternative et c’est la création d’une nouvelle Association des organismes de justice alternative du Québec (ASSOJAQ) qui regroupe 14 organismes de différentes régions du Québec en 2012. Pour y faire suite, a lieu la 1e conférence internationale formative en médiation pénale pour les intervenants de l'ASSOJAQ à Montréal.


En 2013, nous sommes expropriés du 209 rue Richelieu pour faire place au nouveau pont et relocalisation de JAHR dans le secteur d'Iberville au 870 rue du Curé-Saint-Georges, dans le même immeuble que la Cour Municipale de Saint-Jean.



C’est en janvier 2013 que s’est amorcé le nouveau projet d’Actions Dépendances. Cette campagne de sensibilisation menée par Actions Dépendances, Justice alternative du Haut-Richelieu et le Service de police de Saint-Jean vise à informer les jeunes fréquentant les classes du 3e secondaire à la préparation et à l’actualisation sécuritaire d’une fête, afin de diminuer entres autres, les risques liés aux intoxications de style calage et aux actes délictueux qui pourraient entraîner des conséquences juridiques pour les adolescents.






En 2014, c'est la création d'un nouveau programme de développement des habiletés sociales (Je sais gérer les conflits) s'adressant aux écoles primaires de la région.










En 2015, JAHR consolide et met de l’avant le volet prévention en créant un nouveau projet en résolution de conflit en garderie avec la collaboration des éditions Milmo pour les illustrations.




En 2016-2017, nous bonifions notre offre d’ateliers de prévention en milieux scolaires portant sur différents sujets comme la cyberintimidation, l’influence des pairs, la gestion de conflit, le sextage et les pièges d'internet. La direction est pris par intérim par Martine Béliveau et Sonia Desmarais pendant le congé de Michel Lemaire.


On adapte nos outils du programme de développement des habiletés sociales (Je sais gérer les conflits).




En 2018, JAHR fête ses 35 ans de service!


En 2018, Départ de Josée Seney après 14 ans de services et Michel Lemaire après 25 ans.


En mars 2018, le conseil d'administration mandate Sonia Desmarais pour prendre la relève de la direction.


Pour l'année 2018-2019, on reçoit le prix étoile filante pour le projet Dégraf dans le cadre de la journée mondiale de l'enfance par la clinique de pédiatrie sociale L'Étoile. On participe également à la 1e édition de l'activité (Découvre ta passion) du Comité activité jeunesse de la Table de concertation À toute jeunesse du Haut-Richelieu avec plusieurs partenaires de la région.


En 2019-2020, c'est la création et le dévoilement d'un nouvel atelier interactif visant à sensibiliser les élèves du primaire aux avantages et reconnaître les risques présents sur internet ou en lien avec l'utilisation des réseaux sociaux. 7 capsules vidéos ont été créer par l'équipe avec la participation du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu.




Le district d'Iberville a pris des airs de fête le 21 septembre 2019, à l'occasion de la 4e grande fête de quartier branchée Déry. Justice alternative du Haut-Richelieu organise en collaboration avec le Canada Français, un évènement sous le thème du bon voisinage. Cet évènement a permis de rejoindre 2 000 personnes.


Dans une continuité de notre programme (Je sais gérer les conflits) en milieu scolaire, l'équipe de JAHR créer un cahier d'accompagnement et de réflexion en gestion de conflits s'adressant aux adolescents de 12 ans et plus. Le projet a été possible grâce à la contribution financière de la table de concertation À toute jeunesse en 2020-2021.



En mars 2020, le projet Res-Paix voit le jour dans le cadre d'un dépôt de projet visant à prévenir l'intimidation. Ce projet en partenariat avec l'OMH du Haut-Richelieu ciblait 5 immeubles HLM de Saint-Jean-sur-Richelieu. Note but étant de rétablir un sentiment de sécurité et de favoriser un climat de collaboration entre les résidents. En raison du contexte sanitaire lié à la pandémie, le projet est prolongé jusqu'en septembre 2021.



En 2021-2022, un nouvel atelier est créé (Mes choix, la loi) par le comité échange du Regroupement des organismes de justice alternative de la Montérégie (ROJAM) s'adressant principalement aux jeunes de 11 à 15 ans. À travers différentes capsules vidéos favorisant l'échange, les jeunes sont invités à découvrir le rôle des partenaires socio-judiciaires de la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents.




Après plusieurs années à espérer la mise en place d'un espace autorisé pour les graffitis, le 17 octobre 2021 a eu lieu l'inauguration du 1er mur légal à Saint-Jean-sur-Richelieu.






À partir de l'automne 2022, dans 5 régions du Québec dont Saint-Jean-sur-Richelieu, c'est le déploiement du projet (Au-delà de l'âge, chacun a sa place). Ce projet a pour but d'encourager la solidarité intergénérationnelle en lien avec le phénomène de l'intimidation et de sensibiliser à ce phénomène afin de favoriser le bien-être et le vivre ensemble.


En 2022-2023, l'organisme amorce une démarche de planification stratégique afin de développer une vision d'avenir rassembleuse. Nous souhaitions réfléchir aux défis pour les années à venir et ainsi prioriser les actions en lien avec les besoins de notre communauté.




40 ans c’est …

  • plus de 5 000 adolescents qui ont été accompagnés

  • plus de 1 500 victimes consultées et/ou impliquées dans un processus de médiation pénale

  • plus de 80 000 heures de travail dans la communauté

  • plus de 35 000 $ remis en dédommagement financier

  • Et divers projets …..


Merci aux bénévoles, aux intervenants et aux directions qui ont contribué à faire rayonner l’organisme. Ils nous ont permis de réaffirmer notre place au sein des organismes communautaires autonomes.



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